Questions / Réponses

Auxiliaires

Comment se nourrissent les auxiliaires dans les boîtes ?

Les auxiliaires et coccinelles se nourrissent d'œufs de la teigne de la farine (papillon) que Biotop produit. C'est la poudre blanchâtre au fond des boîtes.

Pourquoi met-on des pop-corn dans les boîtes de coccinelles et les boîtes d'auxiliaires ?

Le pop-corn utilisé pour la conservation des insectes est protégé par un brevet sous le nom de Vivapack®. Le pop-corn agit tout d'abord comme régulateur d'hygrométrie de manière à garder un milieu stable dans la boîte mais évite aussi le cannibalisme dans la boîte en augmentant la surface de contact.

Combien de temps les coccinelles mettent pour devenir adultes ?

Le développement larvaires des coccinelles dure environ 3 semaines. La larve devient ensuite une nymphe (stade immobile) de laquelle sortira une coccinelle adulte.

Si je lâche des coccinelles dans mon jardin vont-elle aller chez mon voisin ?

Que ce soit Coccilaure® ou Coccifly®, elles sont tout à fait en mesure de se déplacer sur de moyennes distances. Mais si elles partent, cela signifiera qu'il n'y a plus de pucerons et qu'elles ont parfaitement accompli leur mission.

A part les pucerons que mangent les coccinelles ?

Cela dépend des espèces de coccinelles. Celles que nous vendons (Coccilaure® et Coccifly®) sont essentiellement aphidiphages (mangeuses de pucerons), mais elles peuvent également se nourrir d'autres organismes tels des cochenilles, psylles…
D'autres espèces ont un régime alimentaire plus strict comme Cryptolaemus que nous commercialisons contre les cochenilles farineuses et pulvinaires.
D'autres espèces consomment exclusivement des aleurodes, d'autres des acariens, il y en a même qui ne consomment que des champignons du type oïdium. Enfin certaines sont végétariennes et ont un statut de ravageur !

Que deviennent les coccinelles pendant l'hiver ?

Les coccinelles hivernent à l'état adulte et se cachent pour se préserver du froid. Certaines espèces le font individuellement sous les mousses, écorces, volets (c'est le cas de Coccifly®). D'autres se regroupent par milliers sur des sites réguliers comme notre bête à Bon Dieu, la coccinelle à 7 points (Coccinella 7-punctata).

Combien de temps peut-on garder les coccinelles dans leur boîte ?

A réception, les larves sont généralement assez jeunes et peuvent être gardées quelques jours au réfrigérateur. Néanmoins, cela n'est conseillé qu'en période de mauvais temps qui empêche leur pose dans le jardin car ce passage au froid a toujours une incidence sur la survie des larves. On peut toutefois les conserver 2-3 jours dans la partie la moins froide du réfrigérateur (8-10°C).

Quel est le bon moment pour poser les coccinelles ?

Il vaut mieux éviter les excès. Donc éviter les journées venteuses, pluvieuses, les moments les plus froids ou les plus chauds de la journée. En fait les larves doivent avoir le temps de s'acclimater à leur nouvel environnement avant d'en subir les contraintes.

Comment éloigner ou exterminer les fourmis ?

Des produits à base de citronnelle (écorces de citrons ou extraits) ont un effet répulsif. Il existe aussi des produits à base de terre de silice à mettre autour des pieds des plantes protégées par les coccinelles.

Comment reconnaît-on le mâle de la femelle chez les coccinelles ?

C'est assez difficile pour un œil non averti. Mais en général, les mâles sont plus petits et en cas d'accouplement, ils sont accrochés sur le dos des femelles.

Une coccinelle vivant dans la nature a quelle durée de vie ?

Tout dépend des espèces mais en général, un adulte vit une année. Certaines espèces vivent 2 à 3 ans mais le nombre d'individus qui passent plusieurs fois la saison hivernale est faible.

Les coccinelles sont-elles des proies pour d'autres insectes ou prédateurs ?

Bien sur, tout est toujours affaire d'équilibre. Les coccinelles sont la proie d'autres insectes (on peut citer les mantes religieuses, les Chrysopes…) mais également d'araignées, de rongeurs insectivores (musaraignes….), de lézards, oiseaux, grenouilles…
Elles sont également attaquées aux stades larvaire, nymphal et adulte par des espèces de petites guêpes parasitoïdes qui font leur cycle dans leur corps.
Certaines années où les pucerons par exemple pullulent, les coccinelles se développent en grand nombre malgré tous leurs ennemis. Ces années là, on parle de vols de coccinelles qui se posent parfois sur les plages…

 

Nématodes

Après la destruction de toutes les larves de ravageurs, les nématodes ne risquent-ils pas de devenir eux-mêmes un danger ou une nuisance. Que deviennent-ils ?

Les espèces de nématodes qui sont commercialisées comme auxiliaires font partie d'un petit groupe d'espèces qui ont la particularité de ne se développer qu'à l'intérieur d'insectes, voire de gastéropodes pour l'une d'entre elles (en ce qui concerne les escargots, seuls les jeunes sont tués, les plus gros ne sont que peu affectés). Cela découle probablement de l'adaptation à une source de nourriture originale de ce groupe d'organismes habituellement phytophages. D'autres groupes de ces vers ont également évolué vers un mode de vie spécifique : le parasitisme des vertébrés.
Les nématodes que nous utilisons sont bien différents et séparés des phytophages et parasites de vertébrés, ils n'attaquent que les cibles pour lesquelles ils sont commercialisés.
On sait très bien que notre apport massif de nématodes sur une surface limitée augmente les chances de parasitisme mais on sait également que cette action diminue après quelques semaines car tout revient toujours à l'équilibre : tout corps étranger ou en excès est très généralement rejeté par l'équilibre local. Il y a bien sûr des exceptions, et les équilibres peuvent changer mais en fin de compte, après un laps de temps plus ou moins long, l'écosystème trouve ou retrouve son équilibre.
En conclusion, il est toujours difficile d'évaluer l'impact de nos actes sur l'environnement. Mais dans un système fortement « anthropisé » (= façonné par l'Homme et donc par définition non naturel) comme l'est un jardin, l'équilibre naturel n'a en fait rien de naturel. Dans ces conditions, comment juger de l'empreinte environnementale de telle ou telle action ? Nous devons en conscience agir en favorisant les méthodes qui minimisent notre impact sur l'environnement. Les méthodes de lutte alternatives sont forcément imparfaites, mais leur impact n'a rien à voir avec les méthodes de lutte traditionnelle ; il est bien plus faible.

Après une invasion de mouches sciarides qui se reproduisent dans le lombricomposteur, j'aimerais savoir si l'utilisation de Nématodes Sf est possible, et si leur introduction dans le lombricomposteur n'était pas préjudiciable aux lombrics (espèce Eisenia fetida).

Les nématodes Sf sont sélectifs (ils parasitent essentiellement les sciarides) et ne s'attaquent pas aux lombrics.

Peux-t-on utiliser des nématodes Sf sur des petites mouches dans un vivarium avec un caméléon ? Est-ce dangereux pour les petits animaux ?

Les nématodes utiles entomopathogènes ne peuvent parasiter que les insectes. Il n'y a donc aucun danger pour les animaux et les hommes !

Quels sont les risques pour mon hérisson si j'utilise des nématodes Ph ?

Pour la consommation des limaces infectées par des hérissons, la réponse est en deux temps :

  • premièrement, il ne semble pas y avoir de données relatives à des problèmes liés à la consommation de gastéropodes infectés. Même si ce n'est pas une preuve, c'est néanmoins une indication.
  • Ensuite, il ne semble pas que cela pose un problème pour les mangeurs de limaces pour 2 raisons :
    • Si consommer une limace infectée est un problème, le prédateur l'évitera si le cas s'est déjà présenté à lui (P.h est répandu en Europe sauf dans le très grand Nord). C'est ce que l'on appelle en comportement, l'apprentissage.
    • Si ce n'est pas le cas, il s'en régalera.
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    Est-ce que les Nématodes Ph contre les limaces attaquent les vers de terre ?

    Les nématodes sont spécifiques, ils n'attaqueront donc pas les vers de terre.

    Il est mentionné que la température du sol pour utiliser des nématodes doit être d'environ 12°C. Mais existe-t-il une température maximale à ne pas dépasser ?

    Les températures de surface (c'est-à-dire la partie du sol la plus exposée aux rayons du soleil) peuvent atteindre de très hauts niveaux (plus de 50°C en été) et gêner les nématodes. Il faut donc humidifier le sol avant d'épandre le produit pour faire baisser la température et assurer la bonne circulation des nématodes dans le sol.

    Est-ce que les nématodes Sf ou autres ont une action contre Scatella stagnalis ou Scatella tenuicosta, appelé mouche du rivage (trouvée en serre) ?

    A priori oui (nous n'avons pas d'essais en cours) mais il est vrai que ce ne sont pas des Sciaridae. A noter que ces mouches peuvent être porteuses de champignons pathogènes qu'elles disséminent sans s'attaquer toutefois directement aux racines. Nous pouvons donc préconiser nos nématodes contre ces mouches mais sans garantir le niveau d'efficacité.

    Comment vérifier que les nématodes sont toujours en vie ?

    Une observation à la loupe binoculaire ou au microscope permet d'observer leurs mouvements.

    Pourquoi doit-on maintenir le sol humide lorsque les nématodes ont déjà été épandus?

    Les nématodes circulent dans la phase liquide du sol, aussi il peut être nécessaire de ré humidifier ce dernier.

    Si les nématodes se déplacent à la recherche de larves de hanneton, comment se fait-il qu'une boîte ne traite que 10 m² ?

    Les nématodes se déplacent sur de courtes distances, on estime qu'au cours d'une saison ils